Highway

Debout sur les toits
Et seul sur la rive
Qu'attend mon maître pour venir ?
Mon doux maître aux élans
De protection, et à l'âge d'ébène.

Sur la route du Cachemire
Je rencontre le prophète qui
Criait à la porte, au plan du garde
"Que fais-tu ici ?" demande t'il
"Pour l'heure où suis-je ?
Je suis trop vieux pour
Éteindre une vie"
Et alors que le royaume se vidait
Arrivant à cheval, l'espace se couvre;
"Il ne manque qu'un pas , vraiment,
Tu n'as ni le pain, ni le vin
Ne crache pas sur les jeux,
T'as pas besoin de pain pour vivre
T'as pas besoin de pain pour vivre,
Mais ne crache pas sur les jeux et le vin
Ne crache pas sur la vieille catin"

"Car pour chaque erreurs, entends bien,
Tout le monde te tombe dessus,
Ne courbe pas l'échine,
Combien de temps encore perdu ?
Où que soit la terre
Où que soit le front
Tous les coupables sont innoncents"

Repartant sur la route, tu sais
A l'état chaud que seul l'éther connait
Au milieu du désert et cognant mon dos
Aux soleils que le monde fait éclore pour dévorer aussitôt
Je marche sans cesse et au dernier
Jour des esclaves on arrive au festin
Celui connu des bons, assis qui
Regardent au fond et voient le Nil.
"On te conait roi et c'est assez,
Ne travaille pas mais couvre troi d'huile
Ton palais se meurt et c'est ainsi
Pour qui l'air effraie, propose le cuir."

On ne prend pas le chemin de terre,
Je repars vers le sud et ses arbres transcrits
Au son du tambour je m'éclipserai
Ne regarde pas au derrière scande le vieux
"J'ai compris ça sur le tard" et son âme
Effacé par le rôt lourd du papillon nénuphard.

Où est mon maître ?
Où est mon roi ?
Je branche, enfin,
Le plan de ce soir, violent
Bruit du gouffre sans fond
Qui fera vivre ta nuit
Et regretter ton matin
Sept fois vainqueurs et mille fois perdant
Ne regarde pas le bois qui pourrit sout tes doigts
Mais écoute le vent qui lui craquait son temps

# Posté le dimanche 21 juin 2009 06:40

Geak

Retrouve l'usage des signes et paraboles
Avant que tes pieds ne s'enfoncent
Dans l'âpre vérité du sol

Sauve ce qui peut l'être encore, Loup !
Part en portant sur ton dos la
Vieille raison de ton courroux

Cours et construits à la force de ta vie
L'immense empire où s'étendra
Ton esprit, et s'achevera
La tyrannie des lâches et le règne des crétins

Ô mon frère, Ô mon semblable
Cultive ton mythe
Et venge toi de ta mort

A l'amour ou la gloire, au bonheur à l'espoir ?
N'oublie rien, Ô mon beau guerrier,
De l'Ivresse il faut tout recevoir

Par trois ans et cent lieux
Etends ton mal, castre des Pierre
A l'incandescent, bafoue Dieu

Tu es libre mon Homme
Entier et multiple, choie les fruits
De ton envie et mords encore la pomme

Ô mon frère, Ô mon semblable
Cultive ton mythe
Et venge toi de ta mort

# Posté le mercredi 01 avril 2009 13:53

Modifié le mercredi 01 avril 2009 15:29

Hael

Jamais deux fois la même chose
C'est ça chérie ?
Des claquements, et nos rages
chaque fois;
C'est l'amour fou
Qui marche sur nos pas.

Nus sur la route, une nuit
On attends une voiture
Qui ne passera pas

C'est le temps qui détruit
Tout, nan ?
Moi le temps ne me suit plus, tu sais
C'est toujours la première fois

Un geste que ne parcourt
Aucun tremblements

Crois-tu être allé au bout de toi ?
Crois-tu être allé au bout des choses & as-tu senti une limite dans la brume ?
L'heure passe, amour
Et Dieu seul sait pourquoi.

# Posté le dimanche 25 janvier 2009 15:28

Modifié le mercredi 28 janvier 2009 10:24

Alé

Une broche
L'espace n'est plus seul,
Un grand choeur qui s'installe
Tu vois le jour, c'est l'arche;
Qu'on me tue si
J'ose dire ça feu.

# Posté le dimanche 25 janvier 2009 15:04

Modifié le mercredi 28 janvier 2009 12:02

Mex

Table basse
Noir,
Crissement d'ongle
Sur le verre;
C'est une belle cérémonie
A la gloire de notre temps.

Lorsque l'acide ronge les murs
En lambeaux, les peaux se décollent
Tu t'étouffes dans ta gerbe,
Plus bas que terre.

On sonne.

Tes doigts dans la gorge,
Vomis, purge-toi
Si le ciel est loin tu es sur terre
Et c'est par le sensible qu'on vit.

C'est vraiment fou ce soir,
Des corps emmêlés dans la plus
Simple explosion; une grande messe
Où chaque sexe est donné.

Table basse
Noir,
Crissement d'ongle
Sur le verre;
C'est une belle cérémonie
A la gloire de notre temps.

Une nuit noir & or
C'est une transe convulsive
Des cris & des coups
C'est à nous
T'es pas heureux
Nan
Mais tu ressens
Et l'aube t'apprendra elle même
Que ne survit que ce qui sait.

On est bien née ce soir, hein ?
Tant de fièvre dans tant de corps !
On est tous là mec,
Et on peut partir

# Posté le mercredi 07 janvier 2009 11:15